[VSM coaching]
     

Quelques vérités toujours bonnes à entendre

01/09/07@11:30 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

Nicolas Hayek sort du bois pour le lancement d’une nouvelle aventure industrielle.
Certes il assure la promotion de son produit, certes il peut agacer par un peu d’indécence dans l’exposé de son contentement de lui-même et la méthode qui consiste à écrire un livre pour obtenir une grande visibilité médiatique est maintenant un peu éculée… Mais il est vraiment intéressant à écouter.

C’est ainsi qu’il était l’invité d’une émission au ton un peu ringard mais souvent intéressante « rue des entrepreneurs » que je vous invite à écouter si vous avez la flemme de lire son livre.
Il énonce quelques vérités bien connues mais toujours bonnes à dire et il est d’autant plus convaincant que dans son cas « ça marche » et même très bien.

Qu’est-ce qu’un coach peut utiliser dans son discours?

  • Tout d’abord qu’il croit au droit à l’erreur. Il aurait même conseillé à un précédent chancelier allemand d’en faire un article de la constitution!Du reste il tire lui-même de façon magistrale les leçons de l’échec relatif de sa première aventure dans l’automobile avec la Smart
  • Que les talents des collaborateurs doivent être encouragés en leur laissant l’initiative du « comment faire » puis en les jugeant sur leur résultat.
  • Qu’il y a une différence majeure entre un manager, qui gère et est risk adverse et un entrepreneur qui créé et prend des risques – et que malheureusement cette différence est l’objet de trop de confusions dans beaucoup de grands groupes.
  • Que la vocation d’une entreprise est de créer de la richesse sur le long terme pour la société dans laquelle elle opère et non pas simplement de la valeur immédiate pour l’actionnaire volatil et spéculateur.(A ce sujet on peut souhaiter que les crises boursières que nous traversons périodiquement finissent par susciter un infléchissement de la « pensée unique » actuelle des marchés)
  • Que le nombre de possibilités pour améliorer les résultats d’une entreprise est beaucoup plus large que la simple réduction des coûts du travail. En particulier des actions aussi simples que les efforts de gestion sur tous les postes du compte d’exploitation (stocks, fournisseurs, etc…) ; du déjà-vu me direz-vous? Eh bien essayez donc de revenir aux fondamentaux comme on dit en rugby avant de changer l’équipe!
  • Son attitude vis à vis des banquiers m’a fait rire à gorge déployée (compte-tenu de mon ancien métier!). Il a parfaitement raison lorsqu’il prétend qu’il a toujours su mieux qu’eux la véritable situation et valeur de ses entreprises. Les analystes financiers n’ont pas grâce à ses yeux et je le suis complètement sur ce terrain. Non pas qu’ils soient inutiles, loin de là, mais parce qu’ils s’érigent en juges le plus souvent a priori des orientations de l’entrepreneur alors qu’ils devraient d’abord contribuer à la clarification et à l’explication neutres des informations données par l’entreprise.
    Finalement il montre que l’on peut réussir dans le monde industriel en s’affranchissant des déviances du monde de la finance.
    Je le suis complètement sur ce point. Il me semble que le monde des affaires va revenir vers plus d’industrie et moins de finance. Plus de créativité et moins de gestion (ce qui n’est pas contradictoire avec l’un des points ci-dessus). Plus de récompense pour les créateurs que pour les manageurs. Nos vieux pays sont arc-boutés sur la gestion de ce dont ils ont hérité et pas suffisamment tournés vers la création de nouvelles richesses. C’est assez sympathique de constater que c’est un octogénaire qui le dit!

    Avant les Législatives.

    10/06/07@10:03 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

    Il va bien falloir se rendre à l’évidence : la France n’est plus celle que les poncifs, surtout médiatiques mais également des dîners en ville ou des rodomontades devant les machines à café, continuent de reproduire de plus en plus mal.
    Ce vieux pays, comme l’avait dit avec faconde le précédent Premier Ministre qui aurait du retrouver ses chères études il y a déjà bien longtemps, a senti qu’il avait atteint le fond de la piscine. Son instinct de survie lui a donné le ressort nécessaire à son changement.
    Doit-on pour autant en attribuer tout le mérite à Nicolas Sarkozy ? Bien sûr que non car son succès n’est que la conséquence d’un moment sociologique. Il ya quelques années, voire quelques mois, il fût arrivé trop tôt. « The right man at the right place » mais il faudrait ajouter « at the right time ».
    Ceux qui sont confrontés à la lourde tâche de manager le savent et ceux qui les accompagne encore plus: rien n’est pire que d’avoir raison trop tôt. Qu’il s’agisse d’un produit trop novateur, d’une réforme de structure trop anticipatrice, d’une prévision iconoclaste et pourtant pertinente, le corps social les rejettera d’emblée. C’est la règle : le changement ne se décrète pas, il ne se force pas, il faut savoir sentir lorsqu’il devient inéluctable. Certes on peut mettre en place des dispositifs qui accélèrent le processus – et c’est un des talents des leaders – mais c’est de l’adhésion dont on a besoin, ce qui est bien différent de l’action de convaincre.
    Parce qu’il s’agit donc d’une aspiration profonde du pays à voir bouger les choses, il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prédire un franc succès aux candidats aux législatives qui s’engouffreront dans le sillage du Président. Quels qu’ils soient, vieux briscards façon godillots, jeunes loups inexpérimentés, petits potentats locaux ou parachutés de la dernière heure, ils seront élus. L’argument développé par l’opposition – enfin même pas car il n’y a plus d’opposition il n’y a que des battus – est une illusion. Les français ne se préoccupent pas d’un équilibre des pouvoirs ; ou plus exactement ce n’est pas à l’opposition telle qu’elle se présente qu’ils entendent confier cette tâche.
    Ils croient fermement qu’une fenêtre d’opportunité s’est ouverte et ils veulent simplement respirer un air nouveau.
    C’est là que Nicolas Sarkozy est attendu. Son challenge est de ne pas décevoir cette attente.
    Situation exaltante mais ô combien périlleuse ! Pour lui mais aussi pour notre pays car s’il est dangereux d’avoir raison trop tôt il est peut-être encore plus dangereux de décevoir des attentes que l’on a soi-même suscitées ou sur lesquelles on a surfé.
    Peu importe que la dette de la France en prenne encore un coup, peu importe que l’égalité soit légèrement chiffonnée, peu importe qu’un certain confort du quotidien soit bousculé, si le pays se remet en mouvement. Mais si ce n’est pas le cas ….
    Je suis cependant optimiste justement parce que je crois que le désir d’évoluer de notre pays est profondément ancré dans le corps social et que l’élection de Nicolas Sarkozy en est une conséquence plus qu’une cause.
    Alors allons-y !

    Pourquoi je vais voter Sarkozy

    04/05/07@11:39 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

    Nous sommes à deux jours du second tour, la campagne officielle se termine dans quelques heures et je ne veux pas laisser passer l’occasion de donner mon point de vue légèrement à l’écart du rabâchage de la presse traditionnelle et de certains pugilats de la blogosphère.
    Mais on ne peut donner un point de vue sans analyser préalablement la situation.
    La première observation que je fais à la suite des résultats du premier tour de scrutin est que la ligne de partage gauche droite à laquelle nous étions habitués depuis plus d’un demi-siècle a changé de place. La droite a clarifié la position de son camp, la gauche n’en connaît plus les contours exacts du sien et, entre les deux, une clairière centriste attire les circonspects. En revanche les extrémistes de gauche – la « gauche de la gauche » comme l’appelait l’inénarrable Marie-Georges Buffet – est passée à la trappe emportant dans sa glissade le peu clairvoyant Laurent Fabius. Le folklorique José Bové devrait se souvenir de l’année 2007 comme d’une déculottée dont sa pipe de comédie ne remettra pas.
    Les électeurs, beaucoup plus perspicaces que Jean-Marie Le Pen – qui ne l’est pas moins malgré ses travers irrémédiables – ont bien senti que le monde devait changer, que le fameux modèle français n’était plus qu’un obsolète et dispendieux souvenir, une harde qui ne cache plus notre misère. Ils ont massivement voté pour le changement.
    La seconde observation concerne les stratégies qui ont conduit trois candidats sur un podium qui ne comporte que deux places.
    Celle de Nicolas Sarkozy est très claire. Elle a été élaborée de longue date. Il a d’abord tué le Père Chirac d’autant plus en douceur que ce dernier se sentait condamné et, en expert des combats, n’a probablement pas hésité longtemps à ne pas livrer celui de trop. Il a ensuite conquit l’UMP pour libérer le terrain. Du coup il s’est retrouvé très tôt – trop tôt pensaient certains – en ordre de bataille avec armes et bagages. Il pensait à l’objectif Elysée depuis le début. Lorsqu’il a parlé de rupture c’était surtout avec les positions de Jacques Chirac et, sous entendu, avec sa politique radicale-socialiste. C’est pourquoi je trouve totalement erronées les attaques que tentent de lui porter ses opposants sur son bilan ; elles s’avèrent du reste inefficaces. Il n’assume que son bilan personnel et ni celui du Président, ni des gouvernements auxquels il a appartenu. On lui reprochait bien assez d’être le poil à gratter il y a seulement encore quelques mois. Au passage il a siphonné les électeurs du Front National, réussissant en cela ce qu’aucun autre n’avait réussi avant lui. Il faut dire que l’épouvantail Le Pen – un sous-produit du machiavélisme de Mitterrand – arrangeait bien et la droite molle et la gauche tout entière.
    Ségolène Royal a eu somme toute la même intuition. Elle l’a eu probablement de façon plus évidente en constatant les dissensions de la gauche lors du référendum sur la constitution européenne. L’électorat socialiste n’était plus un bloc homogène, les aspirations des français glissaient vers la sociale démocratie. Mais alors que Nicolas Sarkozy avait fait place nette, il lui fallait d’abord gagner l’investiture de son parti. Et elle n’avait plus de père à tuer mais de nombreux fils, dont beaucoup d’hypocrites et un spectre. Son objectif était d’abord celui là et non pas, comme Nicolas Sarkozy, l’Elysée directement. À l’atteindre, elle a dépensé beaucoup de trop de forces et a perdu des troupes dans la bataille ; à l’obtenir elle s’est construit des illusions. Lorsqu’elle fut adoubée, je prétends qu’elle fut désemparée. Elle n’était pas prête pour ce combat là. Elle camoufla sous la démocratie participative son absence de préparation et arrive ce qui devait arriver : à bout d’arguments elle se lance dans l’attaque ad hominem de plus en plus violente qu’elle est de plus en plus nue.
    Le troisième larron a bien compris depuis le début les mouvements tectoniques qui remuaient l’électorat. François Bayrou a très bien joué le coup. Il ne devrait pas être amer ; il est seulement arrivé trop tôt par rapport au mouvement des plaques.

    Face à ce constat quelle décision prendre dimanche prochain ?
    Elle me semble claire. Il faut voter Nicolas Sarkozy.
    Ségolène Royal n’est pas prête ; si elle était élue, elle devrait affronter la même question que celle qui se posait à François Bayrou : avec qui gouverner ? Sûrement pas avec les vieux caciques du parti socialiste qui l’ont lâchée pour la plupart et qui ont été réfutés au moment de son investiture. Cela reviendrait à nier ce qui l’a porté sur le devant de la scène. Alors avec Bayrou ? Encore moins car les électeurs de ce dernier ne tolèreraient pas un nouvel holdup de leur voix. Il fallait qu’elle y pense avant, et même avant le premier tour. La bonne stratégie eût probablement été de constituer un nouveau parti avec lui dès les résultats du référendum sur la constitution européenne connus.
    Donc je vais voter Nicolas Sarkozy sans état d’âme. En revanche je vais garder précieusement ma carte d’électeur pour les législatives. Non pas que je sois un tenant d’un « troisième tour », mais parce qu’il est indispensable que notre pays renvoie aux oubliettes de l’Histoire une gauche surannée comme il va le faire de sa droite tiédasse au profit de deux grands partis l’un libéral l’autre social-démocrate. Nous pourrons enfin avoir des alternances fondées sur le constat d’efficacité ou d’inefficacité et non plus sur des partis-pris idéologiques que seuls quelques lettrés peuvent soutenir pour la beauté de l’exercice et pour que ne meure pas le débat d’idées dont nous avons besoin mais qui ne fait pas la politique du quotidien.
    Par ailleurs si nous arrivions à ce résultat nous ferions l’inestimable économie de l’obsolète et dispendieuse menace d’un référendum sur les institutions.
    Enfin je trouve ridicule et dangereuse la menace proférée par Ségolène Royal d’émeutes qui pourraient suivre l’élection de Nicolas Sarkozy. Elles seraient comme toujours un drame pour les plus défavorisés et sans grandes conséquences pour les nantis. Cette inconséquence est à mettre sur le compte de sa déconvenue mais c’est indigne.

    L’hypocondrie psychologique

    18/04/07@08:55 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

    J’ai revu dernièrement une de mes clientes quelques mois après la fin d’un programme de coaching que j’ai eu plaisir à conduire avec elle. Ses objectifs de coaching avaient été atteints, elle avait même depuis changé de job à sa grande satisfaction. Tout sur son visage et dans ses propos signait qu’elle « allait bien ». Comme je savais qu’elle suivait parallèlement à son coaching des séances de thérapies de groupe, je lui ai demandé si elle continuait presque certain qu’elle me dirait que non, tant le tableau qu’elle présentait était serein. Ma surprise ne fût pas tant qu’elle me dise qu’elle continuait cette thérapie – après tout on peut largement bénéficier de travailler sur soi continûment et il n’est pas nécessaire d’aller mal pour chercher à aller mieux – mais plutôt qu’elle était déstabilisée par la découverte d’un épisode embarrassant de son histoire personnelle. Du coup, me dit elle, elle s’était mise à creuser plus profond et tâchait – en vain d’ailleurs ! – de le relier aux difficultés qu’elle avait éprouvées du temps de son programme de coaching. Intéressant. Mais lorsqu’après quelques atermoiements elle me divulgua l’épisode en question j’ai du me retenir de rire ou plutôt de me mettre en colère car l’épisode en question était d’une affligeante banalité, une affaire qui arrive à madame tout le monde assez fréquemment.
    Après le temps de l’écoute et du respect de sa vision des choses, je me suis permis de lui faire prendre conscience qu’elle pouvait en avoir une différente, moins dramatique, relativisée, et je crois qu’elle m’a suivi sur ce cheminement. J’espère qu’elle continuera de travailler sur une meilleure connaissance d’elle-même mais à dose modérée !
    Cette anecdote n’est pas la première que j’ai sur ce sujet. L’ensemble me rappelle également un syndrome qui m’avait prodigieusement agacé lorsque je participais à des programmes de formation au coaching. Pas de pause-café dans les séminaires sans que la majorité des participants ne confie une douleur nouvelle en relation avec le sujet qui vient d’être traité. Je l’appelle l’hypocondrie psychologique. Pour moi c’est l’état de ceux qui se découvrent à chaque occasion de réflexion sur eux-mêmes, des maladies de l’esprit et de l’âme comme l’hypocondriaque traditionnel se découvre une maladie au pronostic mortel dès qu’ils se racle la gorge, a une légère courbature ou ne se souvient plus qu’il a abusé du chocolat l’avant-veille !
    Et ne comptez pas sur les professionnels pour réduire l’épidémie ! (Pas plus du reste que sur les médecins qui doivent investiguer …, au cas où !).
    C’est somme toute normal en raison de la nature même de leur travail qui les confronte en permanence à des situations sérieuses. Mais allez écouter une conférence sur l’influence des événements de la petite enfance sur la formation de votre personnalité et vous vous interrogerez forcément sur la votre et peut-être en viendrez vous à douter de l’amour que vous avez reçu de vos parents même s’il n’y a pas lieu. Un mauvais usage de publications spécialisées y compris les plus anodines apparemment, comme « Psychologies » par exemple peut avoir le même effet.
    « Donnez un marteau à quelqu’un et il verra des clous partout ! »
    Il faut du discernement en cela comme en toute autre chose. C’est notre responsabilité dans l’accompagnement d’éviter que nos clients deviennent hypocondriaques. Cela participe de notre devoir de les accompagner vers un surcroît de lucidité. Le risque de passer à côté de quelque chose d’important existe c’est clair mais tout n’est pas pathologie – et en coaching encore moins que dans les autres disciplines d’accompagnement de la personne. On vit très efficacement avec ses petites névroses comme avec les hordes d’acariens qui nous boulottent durant notre sommeil !

    Comment choisir son Président ?

    16/04/07@10:57 - Claude-Christian - General - Commentaires fermés

    La dernière phrase d’un article de Catherine Pégard dans le Point de cette semaine disait que « Ségolène Royal a fait le pari qu’ils (les français) l’aimeraient pour ce qu’elle est. Et Nicolas Sarkozy pour ce qu’il fait ».
    Cette phrase fleure bon le quotidien du coach qui passe beaucoup de son temps en séance à recentrer ses clients sur la réalité de leur mode de fonctionnement propre et en particulier sur leur système de reconnaissance. La tentation est alors grande de s’engouffrer dans cette brèche pour se faire une idée plus générale de la personnalité de ces candidats en utilisant l’une ou l’autre des théories de la personne, et en particulier l’ennéagramme. Du reste les « spécialistes » n’ont pas manqué de le faire comme sur l’excellent Da Vinci blog

    Si l’on peut ainsi se faire une idée relativement précise (vous pourrez constater en lisant les différents billets du Da Vinci Blog qu’il n’y a pas unanimité et c’est heureux !) des grandes tendances des personnalités de ceux ou celles qui se proposent à nos suffrages, pourquoi ne pas en tenir compte ? Comment ne pas imaginer qu’une fois élu(e)s, ils ou elles se comporteront de façon relativement prévisible ? Et dans ce cas qui préférons-nous ?
    Cela tient bien sûr à notre propre perception de ce qui est « bien ». Mais au-delà ?
    Par exemple, si nous considérons que nous avons en France un besoin vital de réformer en profondeur notre « modèle » et que ce sera la tâche essentielle du futur président, on raisonnera peut-être comme suit. La réforme, le changement pour employer un mot galvaudé, est pour une large part un art d’exécution, donc, au-delà des programmes – dont l’expérience nous montre qu’ils sont le plus souvent une liste de vœux n’engageant que ceux qui les écoutent et se dissolvant dans la pratique – notre pays a besoin d’une personne dont la tendance soit au « faire » plus qu’à « l’être ».
    C’est probablement cette prise de conscience, confuse ou plus lucide peu importe, qui explique les valses hésitations de ceux tentés par Ségolène Royal pour qui elle est mais qui doutent de ce qu’elle sera encline à faire. A l’inverse s’il ne semble pas faire de doute que Nicolas Sarkozy fera bel et bien un certain nombre de choses qu’il propose, bon nombre sont hésitants sur l’acceptation de qui il est et rechignent donc à lui accorder leur confiance. La personnalité de François Bayrou du coup peut effectivement tenter les indécis des deux camps. Ils apprécieront la demi-teinte de ses propositions couplées à la vigueur de son engagement personnel dans un chemin somme toute original puisqu’il brise un consensus qui ne voyait jusqu’à présent que la possibilité d’un affrontement gauche/droite.
    Alors, cette élection étant selon la formule consacrée, « une rencontre de quelqu’un avec la France », n’hésitons pas à nous servir des outils à notre disposition pour affiner notre choix ; surtout lorsque l’on a des doutes sur la pertinence des « programmes » et que l’on ne se sent plus très ferme sur des idéologies qui se brouillent.

       
         
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