[VSM coaching]
     

La suite de l’enquête 2007 sur le coaching

29/01/08@05:07 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

Avec un léger retard, mes commentaires sur la seconde partie de l’enquête de Sherpa Coaching sur la profession.
La question du retour sur investissement d’un coaching continue d’être centrale pour renforcer l’image de la profession. L’enquête de Sherpa Coaching confirme cependant que seuls 12% des responsables RH ont un véritable outil pour le mesurer lorsqu’ils emploient un coach ; on peut se demander s’il en est ainsi sur le marché français, bien que je sois prêt à parier que ce pourcentage y est encore inférieur. On peut donc légitimement s’interroger sur ce peu d’intérêt au calcul du RSI d’un instrument que l’on met à leur disposition.
Pourtant la méthode peut être relativement simple. Prenons un exemple :
On attend du cadre qui va être accompagné par un coach qu’il améliore ses comportements de façon à réduire l’instabilité de ses équipes et en améliorer la productivité.
Coût de l’instabilité des équipes : € 65.000 (frais de recrutement et de formation minimale)
Amélioration de la productivité : € 45.000

Si on attribue un taux d’efficacité du coaching même limité à 50% on peut évaluer le gain à :
(65.000+54.000=110.000) x50% soit € 55.000

Acceptons que l’on ne soit sûr qu’à 80% de nos estimations, le gain attendu sera de :
55.000×80% soit € 44.000

Supposons que le coût de ce coaching soit de € 18.000 TTC
soit environ € 15.000 HT pour le coach correspondant à un programme sur 6 mois à raison de 2 séances de 3 heures par mois facturées un peu plus de 400€ de l’heure ( ce qui on l’a vu dans une précédente étude est très cher).

Le bénéfice pour l’entreprise sera de 44.000 moins 18.000 soit €26.000
Cela fait un RSI de (26.000/18.000) = 144%

Certes il peut être assez subjectif d’attribuer les mérites du résultat au seul coaching mais dans tous les cas l’application d’une formule « avec décote » contribue à sortir le coaching des zones de flou qui pénalisent son image dans de trop nombreux cas.

Enfin quelques statistiques sur la crédibilité du coaching. L’enquête de Sherpa Coaching nous apprend que les sondés utilisateurs du coaching considèrent sa crédibilité comme « très » forte à seulement 15% mais comme « assez » forte à 58% et « médiocre » à 22%/.
Concernant sa valeur, elle est considérée par les mêmes comme « très » forte pour 46% d’entre eux et « assez » forte pour 42%.

La profession a encore de belles marges de progression sur ces deux points !

Mauvais esprit

29/01/08@11:32 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

Je sais que je fais du mauvais esprit mais je ne résiste pas à vous conseiller le lien vers l’excellent site Focus RH qui diffuse dans sa newsletter d’aujourd’hui un intéressant appel de la Société Générale enregistré il est vrai le 21/12/2007. Je suppose que la chargée du recrutement va enregistrer rapidement un nouveau clip pour recruter des traders….

Une enquête intéressante sur le coaching. Edition 2007

17/01/08@09:33 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

L’enquête annuelle de Sherpa Coaching vient d’être diffusée et comme l’an passé voici quelques unes de ses informations les plus intéressantes à mon point de vue.
Certes elle ne se fonde que sur 1.292 participants (coaches et clients), concerne essentiellement le marché américain même si près d’1/3 des sondés sont originaires du reste du monde (5 français seulement dont votre serviteur: que les quatre autres prennent contact avec moi nous pourrons former un petit club ou se retrouver sur Facebook !) et ne s’intéresse qu’aux « executive coaches », mais c’est la troisième édition et ses résultats ont une véritable valeur indicative des grandes tendances qui orientent le métier.

Que nous enseigne t’elle sur l’executive coaching ?
*Que le coaching évolue plus vers l’accompagnement du développement des qualités de leadership de ses clients que vers un outil d’aide à la résolution de problème.
*Qu’il s’exerce de plus en plus en face à face au détriment du téléphone ou même de l’e-mail.
*Que la tendance est vers des séances régulières et structurées qui s’étalent sur des périodes plus strictement fixées.
*Que la profession souhaite de plus en plus de standards pour les certifications et la formation au coaching.

Une définition plus claire de l’executive coaching est proposée :

« il s’agit de réunions régulières entre un dirigeant et un « facilitateur » formé dont le but est de produire des changements positifs de comportement professionnel dans une limite de temps donnée »

Cette définition (dont la simplicité me ravit) met donc l’accent sur des points apparemment évidents mais qui semblent ne pas être aussi partagés dans la pratique. Ce rappel d’évidences me semble important car le flou que la profession a du mal à dissiper pour « ratisser plus large » lui est préjudiciable en terme de crédibilité.

Tout comme en France, aux USA le coaching n’est pas considéré comme une profession au sens réglementaire du terme et plus de la moitié des professionnels réclament la fixation de standards dans le même esprit que ceux qui régissent les professions équivalentes à nos expert-comptables.
Un peu plus de la moitié des sondés utilisateurs du coaching estiment que l’expérience des affaires et la séniorité sont indispensables à la crédibilité des coaches. Seulement 9% considèrent important que cette expérience soit liée à l’industrie du client et un tout petit 3% , même lorsque des questions du domaine personnel sont liées à celles relatives au comportement professionnel, voit un avantage à ce que le coach ait une expérience de thérapeute ou de conseil.

Les 2/3 des entreprises combinent coach interne et externe.
L’enquête montre assez nettement que le pourcentage de coach exerçant depuis plus de 5 ans augmente (60% contre 35% il y a 3 ans) alors que les « nouveaux entrants » diminuent ( ceux qui ont entre 3 et 5 ans d’activité étaient 33% il y a 3 ans contre 23% aujourd’hui). L’analyse fine de ce phénomène ne conduit pas à penser que la croissance de la profession diminue mais que le marché tendrait à devenir mature et qu’il est de plus en plus couvert par des gens qui sont entrés dans la profession lorsqu’elle était encore balbutiante et y ont fait leur trou.
Ces statistiques devraient faire réfléchir (enfin ?) les organismes de formation au coaching !

La méthode du face à face s’impose désormais de façon évidente comme la plus efficace. 90% des acheteurs de coaching la favorise comme 92% des responsables formations et RH et 72% des executive coaches eux-mêmes. J’avoue que je le comprends même si cela ne contribue pas au développement du business en enchérissant le coût des prestations et en rendant plus difficile les questions de gestion d’emploi du temps. Pour ma part je continue à croire que la bonne solution est un mix avec plus de face à face et un peu de téléphone ou d’e-mail.

Le fait que le coaching soit de plus en plus utilisé pour développer les compétences de leadership ( 50% des raisons d’un coaching contre 43% il y a 3 ans et 70% des motivations de ceux qui achètent des prestations de coaching) et moins pour l’accompagnement de personnes confrontées à des problèmes(32% contre 37% il y a 3 ans) est une bonne nouvelle. Elle participe à l’éradication de l’idée fausse selon laquelle si on se voit proposer un coaching c’est que ça sent le roussi ! 19% des cas de coaching sont liés à des problèmes survenant lors de transitions ( % constant sur les 3 dernières années).

La population de ceux qui se font coacher est pour sa vaste majorité celle des cadres (74% dont 28% de seniors). Les top exécutive ne représentent que 18% de la clientèle et ceux qui payent eux-mêmes leur coaching ne représentent que 8%. Alors fini dans les dîners en ville de faire croire que l’on coache Bernard Arnaud ou Baudouin Prot !

En ce qui concerne la durée des coachings – question tellement controversée – il semble que pour près de 60% des sondés elle ait tendance à raccourcir autour de 6 mois ou moins ; mais tous conviennent que cette durée doit être fixée en début de coaching. La fréquence des réunions tend également à s’uniformiser autour de 2 fois par mois. On demande de plus en plus aux coaches d’assurer des services prédictibles et contrôlables. Curieusement les clients semblent à 45% moins soucieux de rigueur et de ponctualité et cherchent de la flexibilité dans leur rendez-vous avec leur coach. La peur de devoir vraiment changer peut-être !

Enfin les prix ! L’heure d’executive coaching aux USA est de l’ordre de $300 soit un peu plus de € 200 au cours actuel. Eh oui ! Pas plus ! Et le revenu moyen d’un executive coach est de $ 150.000 s’il a plus de 5 ans dans le business ! Cela remet les pendules à l’heure ! Un coach qui débute sera dans la norme s’il gagne $ 50.000 par an soit € 35.000 ! Vous voyez bien qu’être coach tient du sacerdoce !

Demain je livrerai d’intéressantes réflexions sur le calcul du ROI d’un coaching, quelques indications sur les mesures de la crédibilité des interventions et une réflexion sur les formations au coaching.

   
     
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