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C’est une source inépuisable d’humour anglais décalé. Je vous recommande en particulier
la livraison du 23 juillet
Définitivement j’aime les gens comme Luc Ferry et je vous recommande en particulier ses interviews sur le site de l’excellente publication : Nouvelles Clés et dans Le Figaro Magazine de cette semaine.
Ils ont le don de remuer des idées fondamentales sans (trop) jargonner et surtout de sentir l’air du temps. Pas question ici de polémiquer sur un sens d’un à-propos qui aurait des relents mercantiles que d’ailleurs je n’aurais aucune envie de condamner.
Non, bien au contraire, je reprends à mon compte cette approche d’un philosophe sur les tâches -les objectifs – et les conditions de l’efficacité de la philosophie telle qu’il la conçoit pour la replacer -l’annexer ? – dans le contexte du coaching.
Le coaching est une discipline à part entière qui emprunte aux diverses sciences, humaines en particulier , et retrouve les trois tâches que Luc Ferry assigne à la philosophie.
« D’abord nous faire mieux comprendre comment le monde fonctionne ». C’est l’une des premières étapes d’un coaching que d’élever son degré de lucidité sur la situation dans laquelle on se trouve.
« Ensuite elle doit nous aider à définir les meilleures règles du jeu pour vivre ensemble ». C’est le cœur des entretiens de coaching où l’on va poser ses limites claires, apprendre à écouter l’autre et tenter de comprendre ses propres règles de fonctionnement puis, fort de la découverte de ces règles, adapter ses comportements au monde dans lequel on agit, pour enfin définir ses stratégies avant de passer à l’action.
« Enfin …. , répondre à (la) question :pourquoi comprendre le monde et pourquoi faire tant d’efforts pour vivre ensemble ? Quel est le sens de ces efforts, ont-ils un sens ? ». Là encore c’est une étape fondamentale, essentielle, de toute démarche de coaching : trouver un SENS, LE sens, aux objectifs que l’on se fixe d’atteindre pour qu’il soutienne les efforts de progrès.
Cette correspondance des « tâches » me réjouit à double titre. D’une part elle confirme le coaching dans son statut de discipline à part entière qui suit entre autres un processus comparable à l’une des disciplines les plus anciennes à laquelle j’ai toujours souhaité me raccrocher et d’autre part rattache la philosophie au monde concret du vécu des gens, renvoyant définitivement les pompeux qui la limitent à l’exégèse des textes à leurs poussiéreuses certitudes et discours abscons.
Elle m’encourage par ailleurs à poursuivre un engagement dans lequel je me suis lancé il y a quelques temps de développer dans un livre l’utilité de la consultation philosophique comme outil de coaching.