[VSM coaching]
     

Une vision dépouillée du coaching

26/10/05@12:32 - Claude-Christian - General - 1 commentaire

Depuis quelques temps j’ai le plaisir de travailler avec, Vincent-Paul TOCCOLI, une personnalité extraordinaire et enthousiasmante, sur les spécificités qui devraient caractériser un coaching spirituel. Cette spécialité dans le domaine du coaching vise bien entendu une population très large mais l’une des originalités de la démarche est bien de centrer la réflexion en premier lieu sur les demandes des entrepreneurs et cadres de grands groupes, dans le droit fil de la recherche de sens dans ce que l’on appelle le “corporate coaching”.
Je reviendrai sur ce sujet plus précisément; cependant, dans le cadre de ces réflexions, j’ai été amené à tenter d’exposer la procédure du coaching réduite à sa plus simple expression, débarrassée de tous les emprunts aux autres sciences humaines dites “molles”, qui parfois polluent la compréhension de ce qu’est cette discipline.
Je vous livre le résultat de cette démarche dans un double but:
Premièrement: éclairer avec le plus de simplicité - et je l’espère de clarté - ceux qui sont de potentiels clients sur ce qu’est véritablement un processus de coaching.
Deuxièmement: susciter la critique constructive de mes pairs.

TENTATIVE DE DESCRIPTION SYNTHETIQUE
D’UNE PROCEDURE GENERALE DE COACHING

Cette procédure décrit un mode opératoire qui peut s’appliquer à toutes les formes de coaching qu’il s’agisse entre autres de coaching centré sur la personne ou sur la situation, de résolution, de développement personnel, de performance ou du simple accompagnement d’éclaircissement ou à l’action. Elle couvre tout le champ du coaching : de l’élévation du niveau de conscience à l’atteinte de l’objectif en passant par les trois caractéristiques complémentaires essentielles du coaching qui le démarquent tant du conseil que de la formation à savoir: les apprentissages, la mobilisation de ressources inexploitées et la mise en action .
Il semble intéressant d’aborder cette discipline par ce chemin rudimentaire qui évite les mélanges entre la discipline et ses conditions d’efficacité ou celles de son exercice. Il est également intéressant de ne pas traiter des outils utilisés lors des différentes phases de façon à éviter la tentation de les confondre avec la discipline elle-même.

1/ L’analyse du besoin et de la demande.
C’est la phase initiale à tous les points de vue.

1.1/ L’analyse du besoin.
C’est généralement l’exposé brut des raisons qui poussent le coaché à travailler avec le coach.
A ce stade il n’y a que de l’écoute, de l’empathie et bien sûr, comme tout le long de la procédure, une position du coach en zéro jugement.

1.1.1/ L’exposé de la situation.
C’est le premier pas vers son éclaircissement.
Il doit être clair, factuel et s’il ne l’est pas – ce qui est normal parce que sinon il n’y aurait pas vraiment nécessité de coaching – la procédure va tendre à le rendre le plus concret possible.
Le questionnement se limite à faire décrire des faits selon la bonne vieille méthode du « Qui, Quoi, Où, Quand ? Comment ? Combien ? », (et à garder pour un peu plus tard le « Pourquoi ? » qui risque d’éluder des étapes essentielles dans la prise de conscience de sources de la situation).

1.1.2/ La définition du problème.
On se tiendra à l’idée que « le problème » c’est la distance entre ce que l’on vient de décrire et ce que l’on voudrait à la place. On évacuera systématiquement de la définition du problème la notion de souci ou difficulté. La question clé est : « en quoi ce que vous venez de me décrire est un problème pour vous ? ». En cas de réponse vague on insistera par la question : « à quoi verriez-vous que votre problème est résolu ? ». Une autre façon de rester fermement dans le cadre consiste à se référer à l’idée qu’un problème est le résultat de la confrontation d’un désir, d’une aspiration, d’un projet, à un obstacle.

Le cas le plus fréquent est que le coaché ne sait pas ou ne veut pas répondre à ces questions parce qu’il est rétif au changement, il ne sait pas penser l’impensable. Différentes méthodes peuvent être utilisées pour lui faire penser l’impensable : la baguette magique (« si vous aviez une baguette magique que changeriez-vous dans la situation décrite ? ») ; une autre méthode, dérivée de la consultation philosophique consiste à faire prendre au coaché le rôle de son opposant dans une démarche de type maïeutique.
On notera que le mot « objectif » peut se substituer à celui de « problème » à ce moment-là du coaching en ce sens qu’il recouvre de fait ce que l’on voudrait à la place de la situation actuelle.

1.2/ L’analyse de la demande.
C’est la phase pendant laquelle le coaché va exprimer non plus son problème ou objectif, mais ce qu’il attend du coach et ce qu’il veut bien entreprendre comme cheminement pour tenter de résoudre le problème lié à la situation problématique exposée ou atteindre l’objectif défini dans l’étape précédente.
Cette phase est très délicate pour deux raisons principales :

1.2.1/ Si le coach n’y prend pas garde le coaché va l’entraîner dans un jeu psychologique de type victimisation/sauveur ; au mieux il le placera dans une position de conseil- expert qui est autre chose que le coaching.

1.2.2/ Le plus souvent elle contient une demande cachée qui n’est pas encore perçue consciemment par le coaché et qui s’avèrera vraisemblablement, au fil du travail d’éclaircissement, le véritable terrain du coaching.

2/ Les séances.
Elles obéissent à une séquence qui se compose des étapes suivantes :

2.1/ Exposé de ce qui c’est passé pour le coaché depuis la séance précédente :
Le coach veille à un exposé factuel comme au point 1.1.1.

2.1.1/ Quels sont les objectifs qui ont été atteints ? Qu’est-ce qui a contribué à ce résultat ?

2.1.2/ Qu’est-ce qui n’a pas marché ou quels sont les engagements pris et non tenus ?

Cette étape comporte très souvent l’exposé d’un besoin nouveau et d’une demande correspondante ; cela est d’autant plus probable que le travail d’éclaircissement avance en efficacité (voir 1.2.2). Il faudra alors reprendre les points relatifs à l’analyse du besoin et de la demande pour les préciser et réorienter si nécessaire l’analyse des actions posées. Mais au fur et à mesure de l’avancement du coaching la perception de son besoin par le coaché se clarifie et sa demande se précise de sorte que disparaissent peu à peu les demandes cachées et que l’analyse des actes posés devient plus fluide.

2.2/ Analyse des accomplissements ou non accomplissements.
C’est cette analyse qui, va servir de terreau à la réflexion en séance. Elle s’accompagne :

2.2.1/ d’une célébration des résultats atteints et de l’intégration des facteurs y ayant contribué (notamment en vue d’une réutilisation ultérieure).

2.2.2/ Les non accomplissements sont analysés en dehors de toute culpabilisation pour prendre conscience de ce qui a empêché leur réalisation (notamment afin de corriger des pratiques erronées).

De l’ensemble de cette analyse ressortent les voies de progression potentielle.
A noter qu’en ce qui concerne les non accomplissements, l’approche sera positive dans le mode : « qu’est-ce qui vous a manqué ? Comment pouvez-vous vous le procurer ? ».
Au-delà de l’aspect factuel de ce temps d’analyse, c’est au cours de cette étape que l’on se penche systématiquement sur le sens des événements. « Qu’est-ce que cela signifie pour vous par rapport à votre besoin, demande, projet initial ? » .

2.3/ Les apprentissages et la mobilisation des ressources.

Il s’agit pour le coaché de prendre du recul par rapport aux faits analysés et d’en dégager les apprentissages. Il s’agit également de nommer les ressources mobilisées en cherchant celles qui semblent nouvelles ou peu utilisées jusqu’à présent.

2.4/ Formation d’un engagement de progression, de passage à l’action.

Les conclusions de l’analyse sont transformées en engagements de faire dont on va évaluer :

2.3.1/ La pertinence en regard de sa contribution à l’atteinte du résultat escompté. « En quoi cet engagement vous rapprochera t’il de la satisfaction de votre besoin, de la réalisation de votre projet, de l’atteinte de votre objectif ? »

2.3.2/ Le niveau de conviction de l’engagement en pesant tout ce qui est du domaine du conditionnel dans le but d’éviter les engagements qui ne seraient que des velléités.

2.3.3/ Les risques que comporte la réalisation de l’engagement,

2.3.4/ Le plan d’action et son inscription dans un calendrier dont les prochaines séances de coaching ne sont que des vérifications.

Pour ma part je prétends que le coaching peut être parfaitement décrit par les points ci-dessus sans rajout. La relative jeunesse de cette discipline et son besoin de reconnaissance comme une discipline à part entière expliquent en grande partie que tous les manuels sur le coaching et son enseignement intègrent de nombreux éléments supplémentaires ; mais à mon sens ils ne font qu’agréger de multiples contributions des autres sciences humaines dans une tentative de masquer l’état balbutiant des recherches fondamentales sur le coaching lui-même.
A vos commentaires!

Un excellent discours d’entrepreneur

22/10/05@01:43 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

Je vous conseille très vivement de lire sur le blog de Pascal Mercier , l’excellent discours du Président de CroissancePlus lors d’un petit déjeuner avec Nicolas Sarkozy. C’est clair, c’est net, c’est efficace, ce n’est pas de la politicaille, c’est de la politique comme je voudrais en entendre souvent.
Bravo!

Le changement n’est pas la mort, la crainte du changement est la mort.

13/10/05@10:19 - Claude-Christian - General - 1 commentaire

Je voudrais attirer l’attention sur un blog nommé gapingvoid et son post d’aujourd’hui.
Non seulement le cartoon qui l’illustre - comme chacun de ses posts est pain béni pour un coach, mais dans le corps du texte ( en anglais mais cela vaut l’effort de la lecture) il y a une illustration très pertinente de ce que permet désormais la globalisation favorisée par l’usage courant du net et des blogs en particulier.
Bon nombre de créateurs d’entreprises mais aussi de créateurs tout court, devraient s’en inspirer pour ne plus se cacher derrière une absence de moyens pour développer leurs affaires.
La notion de “microbrand” ou disons, de “minimarque” est tout à fait opératoire. Les exemples pris par l’auteur de gapingvoid parlent d’eux-mêmes.
C’est une autre façon de travailler, un peu comme le télétravail mais avec une ambition bien supérieure. C’est ausi une manière de contourner l’obstacle des moyens et l’éventuel découragement que l’on peut ressentir face à la prépondérance des gens ou entreprises déjà établis et qui occupent le terrain.
C’est une formidable bouffée d’enthousiasme, l’un des nerfs cruciaux de toute entreprise.
C’est surtout une façon très efficace de s’adapter aux changements de notre environnement économique et sociologique.
Bonne lecture et si quelque chose vous échappe laissez un commentaire, je promets d’y répondre.

Attention Arnaque

12/10/05@10:35 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

Je viens de recevoir un courrier d’apparence anodine mais qui me semble une parfaite arnaque et je veux le signaler car je pense que nombreux sont ceux qui comme moi l’ont reçu; il vise en effet toutes les entrepriseset professions libérales.
Il émane d’un prétendu “Guide Européen de la Cité” qui vous propose en gras “d’actualiser GRATUITEMENT vos coordonnées” afin de mettre à jour la prochaine parution de ce guide sur CD.
Mais lorsque vous allez au bas de la page, dans les conditions précédant votre signature, il est stipulé que vous vous engagez à acheter le CD pour la bagatelle de 937,00 euros et cela pendant trois ans !!!!!!
Le document est ainsi fait que vous croyez actualiser vos coordonnées gratuitement mais vous signez bel et bien un contrat par lequel vous vous engagez légalement à acheter ce CD. Tel qu’il est rédigé ce document doit permettre à la société qui l’a envoyé de vous poursuivre car tous les termes de votre engagement sont explicites et constituent une obligation de votre part.
Si vous voulez plus d’informations sur cette arnaque visitez : ce témoignage ainsi que le portail de Monaco, eh oui! qui lutte très efficacement contre ce genre d’arnaques.
Si je me réfère aux dates des documents ci-dessus et au montant cité dans le billet du portail de Monaco qui est légèrement inférieur à celui figurant sur le document que je viens de recevoir, une nouvelle vague de lettres a été envoyée et l’espagnol arnaqueur recommence!
Méfiez-vous!
La démarche commerciale de notre activité ne passe de toute façon pas très bien par ce genre d’annuaire.
Que cela ne nous empêche pas de nous faire connaître mais d’une façon mons passive que de se borner à un nom dans un annuaire. Un blog par exemple?

Dominique de Villepin et le changement.

10/10/05@08:46 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

J’ai écouté Dominique de Villepin l’autre soir sur France2. C’est un sacré orateur ! Je dirais même plus : je le trouve peu bavard. Et je me demande s’il écoute autre chose que la voix intérieure de ses convictions. A moins que –mais là je m’égare et je rentre dans la polémique politicienne et j’en sors immédiatement car ce n’est pas la ligne éditoriale de ce blog. – ce ne soient celles de Jacques Chirac.
A priori son discours rejoindrait bon nombre de mes options politiques personnelles (mais là n’est pas la question non plus) si….
Or sur le fond j’ai un gros caillou dans ma chaussure lorsque je me remémore ce qui m’a frappé dans l’exposé de sa ligne politique. En gros il professe que l’on doit réformer sans rejeter le fameux « modèle social français » d’abord parce qu’il le qualifie de bon mais aussi parce que, se référant à l’Histoire de notre pays, il pense que toute rupture entraîne un rejet par le corps social français.
Bon, c’est un point de vue qui se défend et il le fait très bien. Mais je ne le suis pas sur ce terrain.
Les systémistes nous ont appris qu’il existe deux types de changements : grosso modo, le type 1 qui consiste à changer un élément du système et le type 2 qui consiste à changer les règles du système, mais ils nous disent aussi que tout changement génère des risques donc des peurs, des résistances (voir l’excellent site de Claude Rochet et aussi l’article de Dominique Bériot). Mais bien que je m’appuie sur ces références pour argumenter mon propos, le bon sens seul nous conduit à remarquer que ce dont souffre la France depuis plusieurs décennies – depuis De Gaulle - c’est de son incapacité à conduire le moindre changement.
Or je n’ai entendu que ce refrain : « pas de rupture ». Les commentateurs politiques ont dit que c’était une manière de s’opposer à Nicolas Sarkozy, qui lui, fonderait son action plutôt sur la promesse de changements radicaux.
Si c’est le cas c’est doublement inquiétant. D’abord parce que cela voudrait dire que Villepin se détermine par opposition à Sarkozy ce qui est le contraire de ce que l’on attend d’un potentiel homme d’Etat ; et d’autre part parce que du coup son intégrité serait en cause ce qui est aussi inadéquat pour un futur Président de la République
Alors considérons que Villepin a véritablement exposé sa ligne politique propre auquel cas j’ai également entendu une déclaration qui m’a fait froid dans le dos. Il a dit qu’entre autre nous avions des dirigeants syndicalistes modernes et avisés. Là mon sang s’est mis en ébullition car c’est une contre évidence des faits. Messieurs Aschiéri, Mailly, Thibault ne comptez pas sur des liens ! sont les preuves vivantes de fermeture à toute innovation, ils sont les champions toutes catégories du refus systématique. Comment alors Villepin peut-il être crédible ?
Si le « modèle social français » est bon mais que ses résultats sont mauvais (pas besoin de se justifier : 10% de chômeurs, des déficits récurrents et cumulatifs, etc…) il va bien falloir changer quelque chose ! Si les interlocuteurs sont bons mais que nos résultats continuent d’être mauvais il va bien falloir changer quelque chose ! Alors si on ne change ni le système ni les acteurs du système que nous reste t’il ? Changer les proportions ? Mais tout le monde sait que plus de la même chose donne plus du même résultat….
Reste donc à changer les règles du système …. Que l’on s’y prenne avec douceur ou brutalité n’est évidemment pas la même chose mais le fond reste identique : il faut changer et affronter les résistances, calmer les angoisses, triompher des peurs…
Voilà tout simplement la feuille de route de Villepin, Sarkozy, Hollande, et tous les autres ….
Mais je crois que voilà surtout leur propre challenge personnel : triompher de leurs propres peurs.
J’avoue, quand dans l’intimité de leur salle de bains ils se posent la question « est-ce que je me goure ? », l’enjeu est de taille. Et là je crois qu’il n’y a que « la rencontre d’un homme avec un peuple » qui puisse donner la force de répondre. Auront-ils les tripes ? A mon humble avis, Dominique de Villepin ne les a pas encore ou en tout cas il ne me l’a pas fait passer.

   
     
Vision Stratégie & Moyens
  Dans la région parisienne:
55 rue Erlanger - 75116 Paris - Tél: 01 40 72 77 10
Dans la région de Nice et Monaco:
215 chemin de l'Orméa - 06500 Castellar - Tél: 04 93 35 24 12
Mobile: 06 16 12 83 49 e-mail: contact [à] vsmcoaching.com
[VSM coaching]   [VSM coaching]