[VSM coaching]
     

Quelle mouche a donc piqué Rogel-Pol DROIT?

25/01/05@12:54 - Claude-Christian - Humeurs - 12 commentaires

Voilà un philosophe bien classique, chercheur au CNRS (UPR 76), qui a publié une quantité impressionnante de bouquins et études diverses sur le bouddhisme notamment, animé des émissions télé, fait de passionnants travaux pour l’UNESCO, des chroniques dans le Monde et mille autres choses toutes aussi intéressantes - a priori car je ne les ai pas lues! - les unes que les autres et qui n’a rien trouvé de mieux que de sortir un pamphlet de mauvaise qualité contre le coaching!
Qu’est-il donc allé faire dans cette galère lui qui affirme dans une interview sur LCI qu’il n’est pas dans la tête des vrais coachs. Fichtre on attendrait d’un universitaire de son rang une rigueur minimale dans sa documentation avant de se lancer dans une diatribe dont on ne comprend pas le véritable enjeu sauf à supposer que son éditeur lui ait promis une confortable avance. Après tout Michel Galabru s’est rendu encore plus sympathique en reconnaissant que les navets dans lesquels il avait tourné n’avaient que des justifications alimentaires et ou ficales.
Roger-Pol Droit fait dans le jugement à l’emporte-pièce, je me tolère donc de le rejoindre sur son propre terrain!
Je suis franchement en colère (une de mes valeurs, en l’occurence l’honnêteté intellectuelle, est mise à mal) contre ce monsieur qui pérore et patauge dans le bien-pensant acariâtre en clouant au pilori les pratiquants d’une discipline qu’il avoue ne même pas connaître parfaitement. Démarche pour le moins interpelante de la part d’un professeur émérite de philosophie!
Je n’ai pas lu son livre - après tout c’est de bonne guerre puisqu’il avoue dans toutes les interviews de promotion qu’il n’a pas rencontré de vrais coachs ( Europe 1 chez Dechavanne où je suis moi-même intervenu après lui) - mais je voudrais redresser au moins une contre-vérité que cet intellectuel égaré professe à longueur d’interventions sur les antennes radios et de télévision.
Le coaching n’a sûrement pas vocation à tenir ses clients “sous l’emprise d’une sorte d’autoritarisme” comme Roger-Pol Droit le martèle à chaque coin de micro ou caméra.
C’est tout le contraire et les vrais coachs (qu’il n’a pas rencontré je le rappelle) le savent bien qui doivent si souvent gérer la déception de leurs clients de ne pas se sentir mieux pris en main et au contraire systématiquement renvoyés à leur propre responsabilité.
Un coach, Monsieur Droit, ne dit JAMAIS “faites ceci ou faites cela”, mais plutôt interroge son client sur le mode: “là, dans cette situation, que veux-tu faire vraiment, que se passe t’il si tu ne le fais pas, que se passe t’il si tu le fais?”
L’un des outils essentiels du coaching est la maïeutique, vous savez ce que c’est Monsieur Droit n’est-ce pas?
Je vous offre de passer quelques temps avec vous pour vous présenter ce qu’est vraiment le coaching, je vous offre même d’assister à une séance de coaching avec l’un ou l’autre de mes clients.
Vous avez fait une confusion gravissime entre coach et conseil. Vous vous êtes laissé berner par la machine médiatique; à moins que vous ayez … votre part de responsabilité dans l’affaire et dans ce cas -là c’est votre problème et je vous laisse le résoudre seul, bien seul, face à vous-même et à votre exigence de rigueur intellectuelle vendue pour un plat de lentilles de droits d’auteur facilement gagnés.

Un nouvel outil pour les coachs

15/01/05@09:08 - Claude-Christian - General - Aucun commentaire

J’ai découvert en décembre dernier la consultation philosophique d’abord par un article dans le mensuel Psychologie puis dans un séminaire organisé par son promoteur en France Oscar Brenifier.
Il explique très bien sur son site les options qui l’ont amené à structurer une méthode et en explique les différentes composantes.
Sa méthode se fonde sur la reprise rigoureuse de la pratique de la maïeutique, tant de fois présumée utilisée par les coachs et pourtant tant de fois mal utilisée par manque de rigueur et d’expérience.
Attention! Oscar Brenifier conduit une consultation philosophique sans jamais citer le nom d’un philosophe! C’est fort,non? Cela nous change - enfin je parle pour moi - des indigestes leçons d’avant bac. Cela ne veut pas dire non plus qu’à l’occasion et si vous le lui demandez à bon escient, il ne soit pas capable de vous donner ses références, oh que non!, une vraie encyclopédie de la philo le monsieur!
En appliquant cette méthode on obtient:

  • La signification claire que notre client donne aux mots qu’il emploie dans l’exposé d’une situation problématique et donc une véritable implication dans ce qu’il avance.
  • Une révélation rigoureuse des croyances qui sont tenues par lui pour des vérités inébranlables .
  • La mise en évidence de l’enjeu des questions apportées à la séance par le client, évitant ainsi toute perte de temps dans d’oiseuses discussions dont nous connaissons bien la valeur d’échappatoire.

Cette méthode de questionnement, qui utilise largement la reformulation, met bien le coach dans sa position de miroir, laissant à son client l’entière responsabilité des contradictions qu’il peut révéler: le bénéfice pour le client est évident en terme d’apprentissages.
Certes elle le laisse bien souvent dans le doute - ce qui n’est pas forcément un problème puisque c’est une condition nécessaire à toute attitude de changement - mais aussi l’amène presque mécaniquement à peser lui-même les implications de ses prises de position - attitude critique, elle aussi essentielle au processus de changement-.
Véritablement la méthode employée par Oscar Brenifier est un outil de coaching essentiel et je ne saurai trop recommander à tous mes confrères de se former toutes affaires cessantes à cette pratique qui est au questionnement d’éclaircissement ce que peut-être l’IRM à l’exploration du corps humain.

Accessoirement je ne peux résister à l’insidieux plaisir de dire combien je me suis amusé à voir d’éminents professeurs de philosophie (nous étions avec Oscar l’autre soir au Café Bastille avec plus de 50% de bobos) se faire prendre en écharpe et en flagrant délit de verbiage lorsque, doctes mais surtout imbus d’eux-mêmes ou craignant de se voir démasqués dans leur érudition gratuite et protrectrice, ils ont tenté de mettre à mal ce pauvre Oscar! Ben oui, les mandarins sont toujours là et craignent pour leur position! Vive les inventeurs qui prennent le risque d’être eux-mêmes de se remettre en cause. Il faut dire que j’en avais pris moi-même plein la chéchia lors du séminaire de Décembre!!!! Nul n’est parfait, bien que je ne sois déja pas mal et que si ça continue…

Journaliste otage

09/01/05@09:11 - Claude-Christian - Humeurs - Aucun commentaire

J’ai un immense respect et de l’envie pour le métier de journaliste; c’est véritablement celui que je rêvais de faire jusqu’à ce que les sirènes de la sécurité m’attirent dans la finance. Mon fils, lui, est journaliste avec carte de presse en bonne et due forme. Ce préambule pour éclairer ce qui va suivre.
J’ai entendu l’un des patrons de Florence Aubenas (j’espère que je n’écorche pas son nom) tenir un discours qui me met mal à l’aise. Je ne crois pas trahir sa pensée en résumant son propos qui en substance disait que les risques pris par cette journaliste en restant à Bagdad s’expliquaient par l’impérieuse nécessité de témoigner de ce qui se passe dans ce pays.
Je suis d’accord sur le fond, quoique!
Mais là où je ne suis pas d’accord c’est que je prétends qu’il y a d’autres moyens à envisager lorsque le journaliste d’une part met sa vie en danger et d’autre part court le risque d’être instrumentalisé comme c’est le cas dans les prises d’otages, sans parler de la vie de ceux qui ne vont pas manquer de considérer comme leur devoir, leur mission de la tirer de ce mauvais pas.
En effet je ne suis pas sûr que les ravisseurs - au fait espérons que cette journaliste aguerrie ne soit pas prise en otage car à l’heure où j’écris nous n’en savons rien - veuillent s’opposer à la diffusion d’informations sur ce qui se passe dans ce pays, peut-être même au contraire!
Alors pourquoi les organes d’information ne trouvent-ils pas d’autres moyens de révéler ce qu’ils considèrent comme leur honneur et leur devoir de révéler?
Il y a assurément des irakiens capables de le faire et dignes de foi; il y a sûrement des canaux différents pour découvrir et faire circuler l’information que celui de la personne sur place limitée qu’elle est par sa visibilité, par son statut d’intrus, par les enjeux qu’elle représente volens nolens. Les témoignages de nombreux journalistes sur leurs conditions de travail sont là pour nous prouver que les correspondants sur place sont très souvent moins bien informés que ceux qui de l’extérieur font jouer à distance leurs antennes locales.
Il y a des circonstances où, pour être efficace, l’intelligence conduit à changer ses comportements quelque soit la noblesse de la cause et ses convictions déontologiques .
Le témoignage de Florence Aubenas, l’aurons-nous?
Je l’espère avec force.

L’open source

06/01/05@07:29 - Claude-Christian - General - 2 commentaires

Depuis quelques mois, j’ai l’occasion de rencontrer très souvent un jeune et brillant ingénieur informaticien qui - entre autres choses- m’a fait le plaisir de prendre mon site web et ce blog en charge techniquement. C’est un de ces geeks acteur dans le monde de l’open source que je découvre avec lui. (Visitez une petite partie son travail en cliquant sur le lien en bas à droite Ifeedyou)
Or ce monde m’interpelle.
Je viens de faire un long tour sur le web lisant blogs sur blogs et surfant de l’un à l’autre au détour des commentaires. Je suis parti de celui de Tristan Nitot
Faites comme moi et laissez-vous porter par les liens.
Ce phénomène est considérable.
La meilleure façon d’en apprécier à la fois la force et ses potentielles conséquences est de réaliser que les acteurs dans cet univers croisent le fer avec rien moins que Bill Gates! Mais le mieux c’est qu’ils sont désormais bien au-delà de cette bataille!
Venus de toutes parts de la sphère du web des gens prennent leur plaisir à consacrer des heures et des heures, des talents faramineux, à developper, à améliorer et même à maintenir des produits innovants et tout ça pour … l’amour de l’art!
Enfin pas tout à fait - du moins c’est bien ce que je devine - mais plutôt parce qu’ils sont des précurseurs qui prouvent en agissant qu’un autre monde est possible et que ce monde peut se construire autour de valeurs comme “l’éthique, le partage, la transparence, l’ouverture, un autre rapport aux autres et à l’argent où le profit des uns n’exclut pas les autres ” comme l’écrivent Bruno Lemaire et Bruno Decroocq dans un document que je vous recommande de lire en entier.
Voila bien un bel exemple à avoir en tête lors d’un entretien de coaching lorsque le coaché démobilisé (une belle phase trois du modèle d’Hudson par exemple), coïncé dans un système de valeurs ancien, ne veut plus avancer, ne veut plus imaginer l’option farfelue qui va lui permettre de donner le coup de pied au fond de la piscine.
Au-delà, force est de constater que bon nombre de problèmes d’état d’âme proviennent de cette aspiration, non avouable pour la plupart, à organiser leurs rapports avec leur employeur autour d’un système de valeurs qui est aux antipodes de celui dans lequel fonctionnent l’essentiel des entreprises.
Laurent écrit “je donne donc je suis”, dans un commentaire sur le blog de Tristan.
Il faut absolument que je me documente encore sur cette évolution de la société, elle me semble apporter les clés indispensables à la compréhension des futures relations individu/travail et, plus loin un nouveau tropisme sociologique avec lequel il va falloir compter.
Devant l’immensité de ce nouveau paysage et la facination qu’il exerce sur moi, je vais me poser un instant, décapsuler une bière, et me dire que bon sang il y a toujours du nouveau et que ça m’excite!

Mes erreurs sont mes apprentissages

06/01/05@01:56 - Claude-Christian - General - 5 commentaires

Je n’ose plus regarder la date de mon dernier post parce que je suis sûr que mes lecteurs habituels ont perdu le refelexe de venir voir mon blog et donc que je scie la branche sur laquelle je m’étais assis avec enthousiasme.
Pourquoi ai-je tant tardé à reprendre mon écriture? L’analyse des motifs serait bien longue et finalement d’un intérêt limité: je n’ai pas écrit et j’en assume les conséquences: punte basta.
En revanche je peux me rendre compte que je m’étais fixé un objectif dont en fait je ne voulais pas me donner les moyens: écrire des réflexions très sensées sur le coaching, qui apportent vraiment quelque chose à la communauté des coachs. Mais je me suis piégé dans ma propre exigence: mes textes ne me semblaient jamais assez bons, mes réflexions jamais assez fouillées, bref en perfectionniste j’ai abouti au pire des résultats: ne rien publier.
Alors changement de stratégie: je vais tenter - attention les résolutions sont faciles à prendre, mais seuls les actes comptent! - d’être plus efficace et de poster quelques idées même si leur niveau d’élaboration est - à mon sens - encore insuffisant.

   
     
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