Manager c’est doser!
Manager ne serait-ce pas l’art de doser en permanence le mélange du pouvoir sur et du pouvoir pour
La gestion des complexités nécessite d’exercer un pouvoir sur les événements et les gens. L’accomplissement des objectifs tant personnels que de l’entreprise s’exprime dans le pouvoir pour
Trop de l’un et de l’autre donne un manager autoritaire tendu vers sa réussite personnelle. Pas assez des deux donne un manager passif seulement soucieux de la préservation de sa position. Dans les deux cas lui et l’entreprise souffrent.
On pourrait également trouver dans les deux sens du mot diriger la même nécessité d’équilibre. Le manager exerce son autorité pour conduire son équipe vers un objectif. S’il ne fait qu’exercer son autorité il n’utilise que son pouvoir sur; s’il n’est préoccupé que de la direction dans laquelle il doit la conduire, il n’utilise que son pouvoir pour,or son rôle est bien d’utiliser les deux.
Etes-vous un bon doseur?



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J’aime beaucoup le distingo que vous pointez entre pouvoir sur et pouvoir pour. Me permettrais-je d’ajouter que dans ce pouvoir POUR, je comprends pour ma part l’utilisation de sa puissance personnelle en vue de, au service de. Cette puissance n’est-elle pas génératrice d’autorité naturelle?
Votre commentaire me renvoie à la différence qui existe entre être autoritaire et avoir de l’autorité, le second se distinguant du premier en particulier par le charisme, des valeurs fortes, une vision, bref, un vrai leadership. Et un bon leader n’est-il pas plutôt dans le pouvoir pour que le pouvoir sur? En outre, le pouvoir pour ne génère-t-il pas nécessairement un certain pouvoir sur, mais dans lequel est inclus une haute notion de respect, que le pouvoir sur ne promet pas, loin de là?
Enfin, j’y vois un notion très politique, la démocratie incarnant -ou devant incarner- le pouvoir pour, là où les dictatures ne sont que dans le pouvoir sur?
Vous lisant, j’ai pensé n’avoir rien à ajouter car je ne coache pas dans l’entreprise, mais cette notion est si importante, et vous avez si bien fait de l’aborder.
Dans notre pratique, il peut exister un réel danger de pouvoir sur. Et même le pouvoir pour est bien discutable, à moins qu’il ne s’exerce que sur nous-mêmes, pour donner le meilleur à nos clients, dans le respect de nos éthique et déontologie. J’en viens au contenu du pouvoir pour, nourri de la connaissance mise au service de l’autre, des autres. Dans l’entreprise. Dans la relation de coaching. Et dans toute autre structure, qu’elle soit familiale, sociale, ou autre.
Merci de votre attention.
Un petit essai pour voir si tout va bien depuis le changement de serveur!