Dialogue de pairs .
Je ne le savais pas mais j’avais du m’inscrire il y a bien longtemps sur un forum de coachs et depuis quelques semaines je reçois les échanges de mes pairs : instructif, très instructif, vraiment!
Je viens d’apprendre beaucoup sur le counseling par exemple, qui peut être freudien, lacanien, rogersien, jungien. Je viens d’être témoin de passe d’armes sur la PNL, de lire un excellent pré-exposé sur la psychanalyse du travail. J’ai participé à ces échanges avec beaucoup de plaisir.
Je tiens le coaching pour une discipline à part entière ce qui induit qu’elle fasse l’objet de recherches et de développements constants.
Mais là où je m’interroge c’est sur les directions de ces recherches : est-on en train d’approfondir les bases de la discipline ou bien est-on en train de l’annexer aux courants d’autres disciplines?
Le coaching dans sa forme actuelle est jeune répète-t-on et ceux qui le rejoignent viennent souvent d’horizons « adjacents » plus matures et j’avoue craindre un peu l’étouffement du coaching par les sciences « psy » de tout poil.
On le comprendra mon propos n’est pas de dénigrer tous ces apports, bien au contraire!
Alors j’en appelle à tous ceux qui comme moi sont convaincus qu’il y a une voie originale et prometteuse à côté et pourtant différente de celle des psy, des formateurs et des conseils pour contribuer à l’amélioration de l’efficacité de nos contemporains, pour donner des regains d’énergie, pour déceler des objectifs mobilisateurs et les stratégies qui y conduisent au mieux, pour explorer de nouveaux chemins de sens à donner à une action ou à toute une vie.
Mobilisons-nous autour d’une recherche fondamentale et expérimentale sur le coaching. Fréquentons avec courage et fièreté les spécialistes des disciplines qui travaillent sur des territoires voisins mais ne nous laissons pas diluer, annexer.
Ne soyons pas rigoriste mais rigoureux, ne soyons pas hautain mais fier, en étant attentif à ce qui nous semble propre à notre discipline tout en remerciant poliment et sincèrement pour leurs apports les sirènes des disciplines « cousines ».
Nous avons du reste en ce moment une superbe monnaie d’échange: la vogue que suscite le mot coaching qui donne envie à beaucoup! N’en faisons pas une monnaie de singe!
Je terminerai en citant un de mes confrères qui a eu une brillante carrière dans la pub et me diasit: » C’est parce qu’on ignore ce que c’est que l’on se réfugie dans ce que ce n’est pas ». Belle formule non?



![[VSM coaching]](http://le-blog-du-coach.vsmcoaching.com/wp-content/themes/le-blog-du-coach/images/corner_ext_down_left.jpg)
![[VSM coaching]](http://le-blog-du-coach.vsmcoaching.com/wp-content/themes/le-blog-du-coach/images/corner_ext_down_right.jpg)
Je ne crois que les différentes disciplines psychologiques soient des apports pour le coaching, mais plutôt le contraire. En effet, le coaching, par son réalisme, son immédiateté, a ouvert de nouveaux horizons aux psychothérapeutes, de plus en plus nombreux à se préoccuper aussi de l’ici et maintenant, et du futur.
A l’inverse, je maintiens que le coaching n’est rien sans la reconnaissance de ses prédécesseurs, et sans l’incontournable et essentielle expérience qu’apporte le chemin individuel vers soi. Je crois le coaching sans assise, sans solidité, s’il ne s’appuie sur une préalable expérience du coach vers sa propre profondeur. Jung avait raison qui insistait sur les limites de la théorie et la nécessité de l’expérience.
Enfin, je pense que l’un des dangers du coaching est justement cette recherche d’efficacité. Je lui préfère l’efficience, qui contient une notion de transformation.
A côté de cette recherche d’efficacité,
un fait majeur de société émerge depuis quelques années, remarquablement expliqué par l’ouvrage de Paul Ray et Sherry Anderson « Les Créatifs Culturels »: une proportion de plus en plus importante de la population occidentale a vu évoluer considérablement ses paradigmes, ses besoins, ses valeurs. Cette transformation progressive de la société est un processus inévitable car nos valeurs actuelles d’efficacité, de rentabilité, montrent déjà des signes de faiblesse. Le coaching lui-même a beaucoup évolué depuis 20 ans, Thomas Léonard expliquait combien il s’était enrichi, devenant moins « pushy » et plus orienté vers la compréhension de l’individu.
Oui, la démarche du coach est originale, et je suis d’accord qu’elle ne peut s’inscrire que dans une plus grande recherche de Sens.
Le Sens de ce que l’on a vécu, de ce que l’on fait, la direction à donner et Pour Quoi. Et il me semble que nous sommes là dans une vision beaucoup plus grandiose que le seul soucis d’efficacité. C’est ce Sens qui nous donne notre énergie vitale. Et c’est bien la perte de sens qui provoque déprime, dépression, apathie, fatigue générale, symptômes de plus en plus envahissants dans une société qui se veut à tout prix efficace.
Je vous remercie de cette nouvelle occasion de partage d’idées.
Que du bon !
Mon commentaire sera simple : « lu et approuvé ! ».
Cela ne mérite-t-il pas d’être dit ?